top of page

C'est quoi une psychopraticienne ?

23 août
7 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 sept.

Il y a une phrase que j’entends régulièrement dans mon cabinet :

« Je suis allé voir une psy. J’ai parlé, j’ai été écouté… mais je suis reparti sans vraiment savoir quoi faire. »

Cela ne signifie pas que l’accompagnement était mauvais, ni que l’écoute ne servait à rien. Bien au contraire. Mais parfois, ce n’était simplement pas ce que la personne cherchait à ce moment-là.

Elle avait besoin de comprendre ce qui lui arrivait, bien sûr, mais aussi de repartir avec quelque chose de concret : une piste, un exercice, un outil à essayer, une autre façon de réagir lorsque la situation se représenterait.

Et très souvent, ces personnes me disent ensuite : « Je ne savais même pas que ce type d’accompagnement existait. »

C’est précisément pour cela que j’ai eu envie d’expliquer ce qu’est mon métier.

Psychologue, psychiatre, psychopraticienne : quelle différence ?

Tous ces métiers s’intéressent, d’une manière ou d’une autre, à l’être humain, à son fonctionnement psychique, à ses émotions, ses comportements, ses relations et ses difficultés.

Mais ils n’ont ni la même formation, ni le même statut, ni exactement le même rôle.

Le psychiatre est médecin. Il peut établir un diagnostic médical, prendre en charge les troubles psychiatriques et prescrire des médicaments. C’est une différence fondamentale.

Le psychologue clinicien possède une formation universitaire en psychologie clinique. Il accompagne la souffrance psychique, évalue le fonctionnement psychologique et peut travailler selon différentes approches thérapeutiques. Certains travaillent beaucoup par la parole, d’autres utilisent également des méthodes et exercices très concrets.

Le psychopraticien, lui, n’est ni médecin ni psychologue du seul fait de ce titre. Il accompagne des personnes à partir des méthodes thérapeutiques et des formations qu’il a acquises. C’est donc aussi sa formation, sa méthodologie, son expérience et son cadre de pratique qu’il est important de regarder.

Dans mon cas, mon travail pourrait se résumer par deux questions qui se suivent :

Qu’est-ce qui se passe chez toi ? Et qu’est-ce qu’on peut concrètement mettre en place pour que cela bouge ?

Mon terrain : ce qui se joue dans la vie quotidienne

J’accompagne principalement ce qui se manifeste dans les émotions, les pensées, les comportements, les relations, le stress et les périodes où quelque chose ne fonctionne plus comme avant.

Parfois, la personne sait exactement ce qui ne va pas. Parfois, elle sait seulement qu’elle ne peut plus continuer comme cela.

Le stress s’est installé. Une peur prend trop de place. Les mêmes conflits se répètent. Le corps commence à envoyer des signaux. Une situation ancienne continue de déclencher des réactions disproportionnées dans le présent. Ou l’épuisement est devenu tel qu’il n’est plus possible de simplement « tenir encore un peu ».

Le burn-out et les conséquences d’expériences traumatiques peuvent également faire partie des problématiques rencontrées, dans les limites de mon champ de compétence et, lorsque c’est nécessaire, en complément d’un suivi médical ou psychologique.

Car une chose est essentielle : accompagner, c’est aussi savoir quand passer le relais.

Savoir où s’arrête ma pratique

Une partie importante de la formation et de l’expérience consiste justement à reconnaître les situations qui nécessitent une évaluation ou une prise en charge clinique ou médicale.

Lorsqu’une situation dépasse mon champ de compétence, j’oriente vers le professionnel approprié : médecin, psychiatre, psychologue clinicien ou autre professionnel de santé.

Je ne pose pas de diagnostic médical et je ne remplace pas un traitement ou un suivi médical.

Ce cadre n’est pas une limite embarrassante de ma pratique. Il en fait partie.

Une boîte à outils plutôt qu’une méthode unique

Je travaille avec plusieurs approches parce que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière.

Certaines personnes ont besoin de comprendre. D’autres comprennent déjà parfaitement ce qui leur arrive, mais continuent à le reproduire. Certaines ressentent tout dans leur corps. D’autres sont submergées par leurs pensées. Chez d’autres encore, c’est la relation qui révèle le mécanisme.

L’idée n’est donc pas de faire entrer chaque personne dans une méthode, mais de chercher quel outil peut être pertinent pour ce qui se présente à cet instant.

Comprendre ce qui se joue

L’analyse transactionnelle aide à observer les dynamiques relationnelles et les scénarios qui ont tendance à se répéter.

Pourquoi cette dispute revient-elle toujours de la même manière ? Pourquoi est-ce que je me sens à nouveau comme un enfant devant mon responsable ? Pourquoi est-ce que je prends systématiquement en charge les problèmes des autres ?

Mettre en lumière la position que l’on prend dans une relation permet déjà d’introduire une possibilité nouvelle : ne plus rejouer automatiquement le même scénario.

La gestion du stress permet d’apprendre à reconnaître ce qui se passe avant d’arriver au point de rupture.

Le corps prévient souvent bien avant que nous ayons conscience d’être dépassés : sommeil perturbé, irritabilité, tensions, fatigue, difficultés de concentration, accélération permanente… Identifier ces signaux permet d’agir plus tôt et d’adapter les réponses au niveau de stress rencontré.

L’intelligence émotionnelle, enfin, nous apprend à considérer nos émotions comme des informations plutôt que comme des ennemies.

Une colère peut signaler qu’une limite a été franchie. Une peur attire notre attention sur un danger ou un enjeu perçu. La tristesse accompagne notamment la perte et les processus d’adaptation qui en découlent.

L’objectif n’est donc pas nécessairement de faire disparaître l’émotion, mais d’apprendre à entendre ce qu’elle nous indique et à décider de ce que nous voulons en faire.

Transformer ce qui ne fonctionne plus

Comprendre est précieux. Mais nous faisons tous l’expérience d’une chose étrange : on peut très bien comprendre un mécanisme et continuer à le reproduire.

C’est là que les outils de transformation deviennent intéressants.

La PNL s’intéresse notamment à la représentation que chacun construit de son expérience. Deux personnes peuvent vivre la même scène et ne pas en garder la même perception, les mêmes souvenirs ni les mêmes émotions.

Nous ne réagissons pas uniquement à ce qui arrive, mais aussi au sens que nous lui donnons.

Le recadrage, l’ancrage ou le travail sur certaines représentations mentales permettent alors d’expérimenter d’autres façons de percevoir et de répondre à une situation.

La nouvelle hypnose travaille davantage avec les processus automatiques.

Ceux qui nous font parfois dire : « Je sais très bien que je ne devrais pas réagir comme ça… mais c’est plus fort que moi. »

L’état hypnotique permet d’explorer autrement ces automatismes et d’introduire de nouvelles possibilités de réponse. La personne ne dort pas et ne perd pas le contrôle : elle reste présente à l’expérience.

L’EFT associe la mise en contact avec une émotion ou une situation à des tapotements effectués sur différents points du corps.

Je l’apprécie particulièrement parce qu’il ne reste pas seulement dans le cabinet. Une fois appris, l’outil peut être réutilisé de manière autonome lorsque l’émotion revient. C’est d’ailleurs pour cette raison que je l’enseigne très régulièrement dans mes accompagnements.

Et le corps dans tout cela ?

Je ne conçois pas le psychisme comme quelque chose qui fonctionnerait indépendamment du corps.

Une émotion modifie la respiration, le rythme cardiaque, la tension musculaire, la digestion, l’énergie disponible. Inversement, le manque de sommeil, une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, certaines maladies ou simplement un épuisement prolongé peuvent profondément modifier notre manière de vivre nos émotions.

C’est pourquoi j’intègre également une lecture corporelle.

La psychosomatique m’amène à explorer les liens possibles entre vécu psychique et manifestations corporelles, sans considérer pour autant qu’un symptôme physique aurait nécessairement une origine psychologique. Un symptôme inexpliqué ou persistant mérite toujours d’être évalué médicalement.

La naturopathie, dans ma pratique, apporte surtout une attention au terrain : sommeil, alimentation, rythme de vie, respiration, récupération. Non pour remplacer la médecine, mais parce qu’il est difficile de travailler sereinement sur ses émotions lorsqu’un organisme entier fonctionne en dette de sommeil ou en épuisement permanent.

Le reiki appartient à un autre registre. C’est une pratique énergétique japonaise fondée sur l’imposition des mains. Certaines personnes l’utilisent comme pratique de relaxation et de bien-être. Je l’intègre dans cette perspective complémentaire, et non comme un traitement médical.

Et lorsque le problème vient du travail ?

Notre vie professionnelle occupe une telle place qu’elle finit forcément par rencontrer notre fonctionnement personnel.

Un métier qui épuise plutôt qu’il ne nourrit. Une difficulté à poser des limites. Une relation hiérarchique qui réactive toujours la même chose. Une perte de sens. Une envie de changement accompagnée d’une peur immense de quitter ce que l’on connaît.

Mes formations en accompagnement professionnel et en développement personnel me permettent également de travailler sur ces dimensions : orientation, rapport au travail, projets et transitions de vie.

Une méthodologie en quatre temps

Derrière cette diversité d’outils, ma manière de travailler reste finalement assez simple.

Voir.Observer ce qui se manifeste : une émotion, un symptôme, une réaction, une situation ou un comportement qui se répète.

Comprendre.Chercher ce qui déclenche cette réaction, ce qui l’entretient et, parfois, la fonction qu’elle a pu remplir.

Libérer.Travailler sur ce qui reste chargé émotionnellement ou entretient l’automatisme.

Installer.Parce qu’enlever quelque chose ne suffit pas. Il faut aussi construire une autre manière de répondre : un nouveau comportement, une nouvelle limite, une nouvelle façon d’apaiser son système nerveux ou de traverser l’émotion.

Toutes les personnes n’ont pas besoin de tous les outils.

Et heureusement.

C’est la personne et ce qu’elle traverse qui déterminent l’outil, jamais l’inverse.

C’est de là qu’est née l’approche BIEMENCRE®

Au fil de ma pratique, quelque chose est devenu de plus en plus évident pour moi : il est difficile de regarder une difficulté humaine sous un seul angle.

Nous sommes à la fois un corps, des émotions, des pensées, une histoire, des relations, des automatismes, des besoins, des valeurs et une manière très personnelle de donner du sens à ce que nous vivons.

C’est cette vision globale qui a progressivement donné naissance à mon approche, BIEMENCRE®.

Plutôt que de regarder uniquement le symptôme, je cherche à comprendre l’ensemble dans lequel il apparaît : ce qui se passe dans le corps, dans l’émotionnel, dans le mental, dans l'environnement de la personne et dans sa façon de donner du sens à son expérience.

Non pour tout analyser.

Mais pour trouver l’endroit où quelque chose peut commencer à bouger.

Mon objectif ? Que tu aies de moins en moins besoin de moi

C’est probablement la partie la plus importante de ma façon de travailler.

Je ne veux pas seulement que tu te sentes mieux pendant ou après une séance.

Je veux que tu comprennes ce qui se passe en toi et, autant que possible, que tu repartes avec quelque chose que tu pourras utiliser lorsque la situation se représentera.

Une respiration. Une façon de réguler une émotion. Un exercice d’EFT. Une autre manière de regarder une pensée. Une limite à poser. Un automatisme que tu reconnaîtras plus vite la prochaine fois.

Parce que l’objectif n’est pas que tu deviennes dépendant de l’accompagnement.

C’est exactement l’inverse.

Que tu deviennes progressivement capable de reconnaître ce qui se passe, de savoir ce dont tu as besoin et de disposer de suffisamment d’outils pour agir par toi-même.

Si tu veux découvrir plus concrètement ma façon de travailler, j’ouvre toute ma boîte à outils dans cette vidéo :

Et si tu veux comprendre d’où vient cette approche et le chemin qui m’a amenée jusqu’ici, tu peux également découvrir mon histoire.

Avec toi,Sylvie

 
 
 

Commentaires


bottom of page