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C'est quoi une psychopraticienne ?

Une phrase revient régulièrement dans mon cabinet : « Je suis allé voir une psy, j'ai été écouté, et je suis reparti sans savoir quoi faire. »

Ces personnes ont rarement une pathologie. Elles ont consulté par principe, parce que « psy » est le seul mot dont elles disposaient. Elles cherchaient du répondant et des mises en place. Elles ont trouvé de l'écoute, un métier réel, précieux, et différent de ce dont elles avaient besoin.

Beaucoup me disent la même chose ensuite : elles ignoraient que cette discipline existait, et elles regrettent le temps passé ailleurs.

Alors posons les choses.

Le socle commun

La psychologie, c'est l'étude de la façon dont les êtres humains pensent, ressentent, agissent et interagissent avec leur environnement. Les comportements, les processus mentaux, les émotions, les relations.

C'est un socle. Et sur ce socle, plusieurs disciplines se sont construites, chacune avec son terrain et sa question propre.

Trois métiers, un même préfixe

La psychiatrie appartient au monde médical. C'est la seule branche qui en fasse partie. Le psychiatre est médecin : il pose les diagnostics, il prescrit les traitements médicamenteux, il assure les soins. Cette compétence lui revient entièrement.

La psychologie clinique étudie l'être humain dans sa globalité et dans sa situation propre. Son but : comprendre, évaluer, prévenir et traiter la souffrance psychique, celle qui vient d'un trouble mental comme celle qui vient d'une difficulté existentielle. Elle explore l'histoire en profondeur. Sa question centrale : pourquoi est-ce que ça m'arrive ?

La psychologie pratique part de la même connaissance de l'être humain et l'emmène sur le terrain du quotidien. Sa question : comment faire pour que ça change ?

Ces disciplines reposent sur un socle commun. Pour certaines personnes, elles se complètent très bien.

Ce que la psychologie pratique prend en charge

Son domaine, c'est le stress, les émotions, les pensées et les comportements qui posent problème, le relationnel, la vie de tous les jours. Et cela va jusqu'au burn-out et jusqu'aux traumas.

Le burn-out, ce sont des émotions restées longtemps sans écoute. Le corps envoie des signaux pendant des mois, parfois des années. Quand personne ne les entend, la personne elle-même la première, ils finissent par prendre toute la place.

Le trauma, ce sont des émotions figées, gelées à l'instant où elles ont été trop grandes pour être traversées. Elles restent là, intactes, et se réveillent à chaque situation qui ressemble de près ou de loin à l'originale.

Dans les deux cas, il y a quelque chose à dégeler et à remettre en mouvement.

Là où s'arrête ma pratique

La formation en psychologie pratique apprend aussi à reconnaître le moment où une situation glisse vers la pathologie. Cela fait partie du cursus.

À cet endroit, j'oriente vers un psychiatre ou vers un clinicien. Le diagnostic et le traitement appartiennent au médecin.

Ma boîte à outils

Puisque c'est de la pratique, je l'étoffe continuellement. Voici ce qu'il y a dedans, et surtout à quoi chaque outil sert.

Les outils de lecture

L'analyse transactionnelle éclaire ce qui se joue dans une relation. Elle montre les rôles que l'on prend face à l'autre, celui qui commande, celui qui obéit, celui qui adapte, et les scénarios qui se rejouent toujours de la même façon.

Quand une dispute revient tous les mois avec les mêmes mots, quand une relation professionnelle reproduit exactement le schéma d'une relation familiale ancienne, c'est souvent là que ça se lit. Voir le rôle qu'on occupe permet d'en sortir.

La gestion du stress apprend à repérer les signaux d'alerte du corps assez tôt pour agir. Le stress suit une courbe : il y a une phase où il mobilise et rend performant, une phase où il s'installe, et une phase où il épuise. Reconnaître où l'on se trouve sur cette courbe change tout, parce que les gestes utiles diffèrent à chaque étape.

L'intelligence émotionnelle apprend à reconnaître une émotion, à la nommer, à comprendre le message qu'elle porte, et à choisir quoi en faire. Chaque émotion remplit une fonction précise. La colère signale une limite franchie. La peur signale un enjeu. La tristesse signale une perte à traverser. Les écouter donne accès à une information que le mental met parfois des années à formuler.

Les outils de transformation

La PNL s'intéresse à la façon dont chacun construit sa propre représentation du réel. Deux personnes vivent la même scène et en gardent deux souvenirs différents, avec deux émotions différentes. Ce qui compte, c'est la carte intérieure, pas le territoire.

Quand on comprend comment quelqu'un se raconte les choses, ce cadre devient modifiable. Le recadrage, l'ancrage, la modification d'une image mentale : ce sont ses outils. Une situation qui paraissait insurmontable prend soudain une autre taille.

La nouvelle hypnose s'adresse à la partie automatique. Celle qui décide avant la volonté. Celle qui reproduit un comportement dont on connaît pourtant l'inutilité, et c'est bien ce qui rend la situation si frustrante : comprendre le mécanisme laisse souvent le comportement intact.

Un état de conscience modifié permet de dialoguer avec cette partie et de lui proposer autre chose. La personne reste consciente et présente pendant toute la séance.

L'EFT combine une phrase et des tapotements sur des points d'acupuncture précis, pendant que la personne reste en contact avec ce qui la trouble. Le corps et la charge émotionnelle se désolidarisent progressivement. Le souvenir demeure, son intensité descend.

C'est un outil que la personne emporte avec elle et refait seule, autant de fois qu'elle en a besoin. C'est aussi pour cette raison que je l'enseigne systématiquement.

Les outils du corps

La psychosomatique écoute ce que le corps raconte à travers ses symptômes. La gorge qui serre, l'estomac qui bloque, les épaules qui portent, le dos qui lâche. Le corps parle une langue précise, et il la parle souvent bien avant que les mots arrivent.

La naturopathie regarde le terrain : le sommeil, l'alimentation, le rythme, la respiration. Beaucoup d'états émotionnels s'apaisent nettement quand le socle biologique est rétabli. Une personne qui dort quatre heures par nuit depuis six mois vit ses émotions autrement qu'une personne reposée,

et cela mérite d'être pris en compte avant toute autre chose.

Le reiki est une méthode de soin énergétique d'origine japonaise. Il consiste à transmettre l'énergie universelle par l'imposition des mains, pour détendre le corps, apaiser le stress et rééquilibrer les énergies vitales.

Et le versant professionnel

J'ai également des formations en accompagnement professionnel et en développement personnel, pour tout ce qui touche à l'orientation, au métier, aux projets de vie. Ce terrain occupe une grande part de ma pratique : un métier qui use plutôt qu'il ne nourrit, une relation hiérarchique qui répète le même scénario, un stress devenu si familier qu'il passe pour normal.

La méthodologie

Ces outils s'organisent selon une méthodologie en quatre temps.

Voir ce qui se manifeste : le symptôme, le comportement qui se répète, l'émotion qui déborde.

Comprendre ce qui le déclenche : le mécanisme, l'origine, la fonction que cela remplit.

Libérer la charge : c'est le moment où les outils de transformation entrent en jeu.

Installer le nouveau : un autre geste, une autre réponse, un autre rapport à la situation.

Chaque personne parcourt ce chemin avec ce dont elle a besoin. Beaucoup ont besoin de deux ou trois de ces outils, rarement de tous. C'est la situation qui appelle l'outil, jamais l'inverse.

L'approche BIEMENCRE®

C'est cette pratique quotidienne qui a donné naissance à mon approche, BIEMENCRE®.

Une façon de te regarder en entier, plutôt que de regarder le symptôme seul. Le corps, l'émotion, le mental et ce qui te dépasse forment un ensemble, et chaque difficulté touche ces quatre dimensions à la fois. Prendre l'une en laissant les autres de côté donne un soulagement qui dure le temps qu'il dure.

Repartir outillé

Il y a une chose à laquelle je tiens par-dessus tout : que tu repartes outillé.

C'est exactement ce que permet la psychologie pratique. Tu apprends les gestes, tu les fais tiens, tu les refais seul quand la situation se présente. Tu deviens acteur de ta vie et de tes émotions, plutôt que spectateur de ce qui t'arrive.

Mon objectif, c'est que tu aies de moins en moins besoin de moi.

La vidéo complète reprend l'ensemble de ces éléments, avec ma boîte à outils ouverte outil par outil : C'est quoi une psychopraticienne ?

Mon parcours, d'où je viens et comment j'en suis arrivée là : Mon histoire

Avec toi, Sylvie.

 
 
 

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