L'EFT, ou tapping : ce qui se passe quand on tapote
- sylviegoffartet4
- 13 févr. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 juil.

Il y a des moments où quelque chose monte et prend toute la place. Une pensée qui tourne depuis trois jours. Une boule dans la gorge avant un entretien. Un souvenir qui revient avec la même intensité qu'au premier jour. Vous connaissez la situation, vous comprenez d'où elle vient — et le corps, lui, continue de répondre comme si l'événement se déroulait maintenant.
L'EFT travaille exactement là. À l'endroit où la compréhension est déjà arrivée, et où le corps garde encore la trace.
Ce qui se passe concrètement
L'EFT — Emotional Freedom Techniques, « tapping » en anglais — consiste à tapoter du bout des doigts une série de points précis du visage et du buste, en gardant à l'esprit ce qui vous occupe.
Neuf points, dans un ordre simple : le sommet de la tête, le début du sourcil, le coin de l'œil, sous l'œil, sous le nez, le menton, la clavicule, sous le bras. Une pression légère, sept ou huit tapotements par point, le temps d'une phrase.
Avant de commencer, vous nommez ce qui est là et vous lui donnez une intensité, de 0 à 10. Puis vient une phrase d'ouverture, répétée trois fois : « Même si je ressens cette boule dans la gorge, je m'accepte profondément et complètement. » Ensuite, le tour des points, avec une phrase-rappel courte à chacun — « cette boule dans la gorge ». Au bout du tour, vous mesurez à nouveau. Le chiffre a bougé, le plus souvent. Vous refaites une ronde, puis une autre, jusqu'à ce qu'il se stabilise là où vous vous sentez tranquille.
Une ronde prend deux à trois minutes. C'est ce qui rend l'outil aussi utile au quotidien : il tient dans une salle d'attente, dans une voiture, dans les dix minutes qui précèdent un moment redouté.
Ce que la technique écoute
Le geste seul reste mécanique. Ce qui travaille vraiment, c'est la précision avec laquelle vous nommez ce qui est là.
« Je stresse » ouvre une porte étroite. « Cette chaleur dans la poitrine quand je pense à lundi matin » ouvre grand. Plus la phrase colle à la sensation exacte, à l'endroit exact, au moment exact, plus le mouvement s'opère. C'est un exercice de justesse, et il demande souvent qu'on descende de deux ou trois crans dans le détail avant de trouver le mot qui fait mouche.
La phrase de départ, elle, dit la chose telle qu'elle est, et vient poser l'accueil juste à côté. Une peur qui revient depuis des années est une part qui veille, et qui fait son travail depuis longtemps avec les moyens dont elle dispose. Le tapotement lui offre un cadre où elle peut enfin se déposer, dans un corps calme. C'est cette rencontre — le souvenir vif et le système nerveux apaisé, au même instant — qui permet à la trace de se réécrire.
Pourquoi je m'en sers, et pour quoi
Trois raisons, dans ma pratique.
La première : l'EFT fait le pont entre le corps et l'émotion. Beaucoup de personnes arrivent en ayant déjà tout compris de leur histoire, et le corps continue de réagir. Ce genre de nœud demande un outil qui passe par le corps, et le tapotement en est un.
La deuxième : il rend autonome, vite. Dès la première séance, vous repartez avec quelque chose que vous pouvez refaire le soir même, seul·e, à votre rythme. C'est une direction qui compte beaucoup pour moi : que vous emportiez des clés, et que vous puissiez vous en servir longtemps après.
La troisième : il travaille sur du précis. Un souvenir daté, une sensation localisée, une croyance formulée. Cette précision autorise un travail de fond, ronde après ronde, sur des choses qui ont l'air immenses quand on les regarde d'un bloc.
Je l'utilise pour l'anxiété et le stress, pour les peurs qui limitent les déplacements ou la prise de parole, pour les souvenirs qui pèsent encore, pour les tensions physiques liées aux émotions, pour la confiance en soi, pour les schémas répétitifs autour de l'argent, du regard des autres, de la colère. Il apparaît d'ailleurs dans presque tous mes ateliers, à un moment ou à un autre.
Ce que j'observe en séance : l'intensité descend en quelques rondes ; la personne raconte l'événement d'une voix posée là où sa gorge se serrait au premier récit ; le sommeil s'améliore souvent dans les jours qui suivent.
Côté recherche, la littérature accompagne l'outil depuis une vingtaine d'années : baisse mesurée du cortisol après séance, effets documentés sur l'anxiété et le stress post-traumatique. Une part de ces travaux vient du champ EFT lui-même, et les études qui cherchent à isoler ce que le tapotement apporte en propre suggèrent que la focalisation attentive et l'exposition au souvenir portent une large part du résultat. Ce qui reste solide : l'ensemble du protocole produit des effets observables, rapidement, et il se pratique en autonomie.
Sa place dans BIEMENCRE®
L'EFT a ceci de particulier qu'il touche les quatre niveaux en un seul geste. Les points sont du corps. Ce que vous nommez est de l'émotion. La phrase travaille le mental. Et l'acceptation de soi qui la termine relève de l'ancre — cette façon de rester avec soi pendant que quelque chose se dénoue.
C'est une méthode en miniature. Elle donne une idée assez juste de ma façon d'accompagner : le corps, l'émotion, le mental et l'ancrage écoutés ensemble, parce que vous êtes un être entier.
L'EFT prend sa place à côté de l'hypnose, de la PNL, de la pleine conscience, de la naturopathie — chacun appelé selon ce qui se présente. Découvrir comment j'accompagne →
Et si vous souhaitez apprendre à vous en servir pour vous-même, avec les démonstrations, les rondes guidées et le travail sur les blocages plus profonds, mon atelier EFT vous accompagne pas à pas.




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