Manque de confiance en soi : une croyance, pas une fatalité
- sylviegoffartet4
- 19 avr.
- 2 min de lecture

Le manque de confiance en soi est l'une des problématiques les plus fréquemment évoquées en thérapie. Pourtant, derrière cette plainte se cache souvent une réalité plus nuancée : ce n'est pas tant la confiance qui manque, mais la croyance en sa propre capacité qui fait défaut.
Une croyance, pas une vérité
Lorsqu'un patient arrive en consultation en évoquant un manque de confiance en soi, une question simple suffit souvent à ébranler cette certitude : "Dans quels domaines te sens-tu compétent(e) ?" Invariablement, des réponses émergent. La confiance existe — elle est simplement sélective, conditionnée par des expériences passées et un dialogue intérieur négatif.
Le manque de confiance en soi est donc avant tout une croyance limitante, construite au fil du temps à partir de deux sources principales : la dévalorisation externe (regards, remarques, comparaisons reçues de l'entourage, des parents, des enseignants) et le langage interne ("je suis nul(le)", "ce n'est pas pour moi", "je n'y arriverai jamais").
Les mécanismes neurologiques en jeu
Les neurosciences nous éclairent sur ce phénomène. Les croyances limitantes s'inscrivent dans des schémas neuronaux répétés — des connexions cérébrales renforcées à chaque pensée négative. Mais le cerveau est plastique. La neuroplasticité démontre qu'il est possible de modifier ces schémas, de créer de nouvelles connexions, et donc de changer son rapport à soi-même.
Un élément souvent sous-estimé : la posture corporelle. Les recherches en psychologie embodied montrent qu'adopter une posture ouverte et droite modifie la production hormonale — moins de cortisol, plus de testostérone — et change littéralement notre perception de nous-mêmes. Le corps influence le mental autant que le mental influence le corps.
Du "ce n'est pas possible" au "qu'est-ce que je dois améliorer ?"
Le vrai changement ne se mesure pas à l'audace soudaine ou à la disparition de toute peur. Il se mesure dans le langage. Quand quelqu'un passe de "je n'y arriverai jamais" à "qu'est-ce que je dois améliorer pour y arriver ?", quelque chose de fondamental a changé — sa relation à lui-même, à ses capacités, à ses possibilités.
C'est ce travail de fond — identifier les croyances, comprendre leur origine, modifier les schémas de pensée et ancrer de nouveaux comportements — que propose l'atelier "La confiance en soi".
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