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L'hypnose.

Ce qui se passe pendant une séance.


Vous avez décidé cent fois. Vous avez compris d'où ça vient, vous avez lu, listé, planifié. Et à la seconde où la situation se présente, quelque chose en vous prend une autre route que celle que vous aviez tracée.

L'hypnose travaille précisément là. À l'endroit où la volonté a déjà donné tout ce qu'elle pouvait, et où une part plus ancienne continue de décider à sa façon.


Un état que vous traversez déjà

Vous conduisez sur une route connue et vous arrivez à destination avec le sentiment d'avoir manqué les vingt derniers kilomètres. Vous lisez et quelqu'un vous parle trois fois avant que vous entendiez. Vous regardez un film et votre cœur s'accélère pour des personnages que vous savez inventés.

Ce sont des états de transe. Votre attention se resserre sur un point, le reste passe à l'arrière-plan, et votre imaginaire devient assez réel pour que le corps y réponde. Vous les traversez plusieurs fois par jour, spontanément.

Une séance d'hypnose consiste à installer cet état volontairement, à l'approfondir, et à y faire quelque chose d'utile.


Deux rendez-vous, et un travail entre les deux

Le premier rendez-vous est une rencontre. Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous amène, d'où ça vient, ce que ça touche dans votre vie aujourd'hui, et vers quoi vous voulez aller. J'écoute aussi vos images, vos mots à vous, ce qui vous parle et ce qui vous rejoint — parce que ce sont ceux-là que j'utiliserai.

Entre les deux rendez-vous, j'écris votre séance. Entièrement, mot à mot, pour vous seul·e. L'induction, les images, les métaphores, les suggestions, le chemin de retour. C'est un travail de plusieurs heures, et il tient à une raison précise : pendant une séance, j'entre moi aussi dans un état modifié de conscience. Cette co-régulation est ce qui rend l'accompagnement possible — nos deux systèmes nerveux se répondent, et c'est de là que vient la profondeur du travail. Elle demande, en retour, que le chemin soit tracé avant que nous nous y engagions. Tout est prévu avant le moment où nous y sommes.

Le second rendez-vous est la séance elle-même. Un temps d'échange pour reprendre contact et ajuster, puis l'hypnose : vingt à trente minutes. Ma voix, votre respiration, l'attention qui se pose. Le rythme ralentit. Vous sentez souvent le corps devenir lourd, ou étrangement léger, les paupières s'alourdir, le temps se dilater — vingt minutes en paraissent cinq. Puis le retour, progressif, et quelques minutes pour laisser les choses se déposer et mettre des mots dessus.

Pendant tout ce temps, vous entendez chaque mot. Vous vous souvenez de ce qui s'est passé. Vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux au moment où vous le décidez, et une suggestion qui heurterait vos valeurs, votre part profonde la laisse simplement passer. Vous restez aux commandes du début à la fin — je vous accompagne sur un chemin que vous parcourez.


Ma façon de la pratiquer

L'hypnose prend autant de formes qu'il y a de praticiens. La mienne est émotionnelle, énergétique et visuelle.

Émotionnelle : le chemin passe par ce qui se ressent. Une émotion qui attend depuis longtemps trouve là un espace où se déposer, dans un corps devenu calme, et c'est cette rencontre-là qui permet le mouvement.

Énergétique : je travaille avec ce qui circule et ce qui se resserre, avec la sensation d'un poids sur la poitrine ou d'un vide au creux du ventre. Ces mots-là décrivent quelque chose de très concret, et l'hypnose les prend au sérieux.

Visuelle : paysages, images, scènes, chemins parcourus intérieurement. Le cerveau répond à ce qu'il voit en lui à peu près comme à ce qu'il voit dehors, et c'est cette réponse qui installe la nouvelle voie.

Ces trois dimensions expliquent pourquoi j'écris chaque séance. Une hypnose construite sur vos images, vos mots, votre façon à vous de ressentir demande un texte qui vous ressemble.


En ligne, ou en cabinet

En ligne, vous êtes dans votre lieu, celui que votre corps connaît déjà. Votre fauteuil, votre lit, votre couverture, la lumière que vous avez réglée. Le système nerveux reconnaît un territoire familier et se dépose plus vite qu'ailleurs. Vous mettez vos écouteurs, et ma voix arrive tout près — plus près que dans une pièce, à vrai dire, où elle traverse encore un peu d'espace avant de vous atteindre. Vous fermez les yeux. Il reste vous, votre respiration, et ce que nous avons préparé ensemble.

Et quand la séance se termine, vous restez là. Vous prolongez le moment aussi longtemps qu'il vous plaît, vous vous allongez, vous laissez les choses continuer de se déposer. Beaucoup s'endorment ensuite, ou passent le reste de la journée dans une qualité de calme qui tient. C'est un des effets les plus nets que j'observe : le travail se poursuit après, dans un lieu qui l'accueille.

De votre côté, trois choses suffisent : des écouteurs, une connexion stable, et un moment tranquille, porte fermée.

En cabinet, c'est autre chose qui opère. Le trajet fait déjà une part du travail : vous quittez vos lieux, vous roulez, vous entrez dans une pièce où une seule chose est prévue — vous. Ce déplacement crée un seuil que le corps enregistre. Et il y a ma présence physique, la respiration qui se cale sur la vôtre dans le même espace, ce que je perçois d'un mouvement de main ou d'une couleur de visage pendant que vous êtes en transe.

Certaines personnes ont besoin de ce seuil-là. D'autres se déposent mieux chez elles. Nous choisissons ensemble, et il arrive que nous alternions selon les moments d'un accompagnement.


Pourquoi je m'en sers, et pour quoi

Trois raisons, dans ma pratique.

La première : l'hypnose parle la langue des automatismes. Une réaction installée depuis l'enfance obéit à la voie courte, celle du réflexe, et les explications rationnelles y ont peu de prise. L'image, la métaphore, la scène vécue intérieurement empruntent cette même voie courte. C'est de la même langue qu'il s'agit.

La deuxième : elle donne accès à ce qui est déjà là. Vous avez traversé des choses difficiles et vous les avez traversées — les ressources qui vous ont servi alors existent toujours. L'hypnose sert souvent à les retrouver et à les rendre disponibles là où vous en avez besoin aujourd'hui.

La troisième : elle installe du concret. Répéter intérieurement une situation avec le calme dans le corps prépare le terrain neurologique du jour où elle se présente pour de vrai. Vous arrivez avec quelque chose de déjà vécu.

Je l'utilise pour l'anxiété et le stress, pour les difficultés d'endormissement, pour la confiance en soi, pour les peurs qui limitent, pour les douleurs et les tensions liées aux émotions, pour les traversées de deuil et de changement de vie.

Ce que j'observe : la respiration change bien avant les mots ; une image surgit que la personne attendait de nulle part et qui dit exactement la chose ; une situation redoutée devient, la semaine suivante, une situation traversée.


L'hypnose comme accompagnement, à sa juste place

Un mot sur ce que je fais avec cet outil, parce que ça compte.

Il fut un temps où j'accompagnais l'arrêt du tabac et les questions de poids en hypnose. J'ai arrêté. Les personnes arrivaient avec un objectif net, et l'envie d'aller voir ce qui les avait amenées là restait souvent à la porte. L'hypnose fait très bien son travail dans ces cas — pendant quelques semaines, parfois quelques mois. Puis la cigarette, le grignotage ou le verre du soir reviennent occuper la place qu'ils tenaient, parce que la place, elle, est restée vacante. Ce qui les avait installés attend toujours quelque part.

Ce que je propose demande d'aller à la racine. Une habitude qui résiste depuis des années tient debout pour de bonnes raisons — elle a soutenu quelque chose, elle a protégé quelque chose. C'est ce quelque chose que nous allons rencontrer. L'hypnose devient alors un outil parmi ceux que j'utilise, appelé au moment où il rend le meilleur service, aux côtés de l'EFT, de la PNL, du travail sur l'imaginaire, de la naturopathie.

Avec un seul outil en main, tout finit par ressembler à ce que cet outil sait traiter. Les personnes que j'accompagne arrivent avec des histoires multiples et des difficultés qui se répondent entre elles. Elles méritent plusieurs outils, choisis pour elles.


Sa place dans BIEMENCRE®

Une séance d'hypnose commence par le corps, qui ralentit et s'installe. Elle rencontre l'émotion, souvent par une image plutôt que par un raisonnement. Elle propose au mental une autre lecture, plus large. Et l'état de transe lui-même est une forme d'ancrage : un temps passé en contact direct avec soi.

Les quatre niveaux, une fois de plus, écoutés ensemble.

L'hypnose apparaît aussi dans plusieurs de mes ateliers, notamment celui sur le stress par la pleine conscience. Voir les ateliers →

Je reçois en cabinet à Châtelet et à Bois-de-Villers (Profondeville), et en ligne partout ailleurs — Belgique, France, Suisse, Québec, Réunion. Choisir son accompagnement → · Prendre rendez-vous →


 
 
 

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